Services d'imagerie médicale

Vue d'ensemble du programme: 

Services d’angiographie (pour le dépistage des maladies ou malformations artérielles)

  • Angiographie cérébrale
  • Angiographie cervicale
  • Angiographie thoracique (inclut la synchronisation cardiaque, le cas échéant)
  • Angiographie abdominale
  • Angiographie pelvienne
  • Angiographie des extrémités (supérieures et inférieures)

Services de santé du sein :

Imagerie et radiographie diagnostiques :

  • Radiographie générale
  • Radiographie traumatologique
  • Radiographie en salle d’opération
  • Radiographie mobile
  • Fluoroscopie (inclut les lavements barytés, les examens gastrointestinaux et les examens à l’aide de baryum modifié en compagnie d’un orthophoniste)
  • Interventions spéciales (incluent l’arthrographie, les cystogrammes permictionnels, les infections articulatoires (pour la gestion de la douleur), les hystérosalpingogrammes)
  • Densitométrie osseuse

Tomodensitométrie (TDM) générale :

  • Tête (inclut les examens de perfusion par TDM)
  • Colonne cervicale
  • Colonne thoracique
  • Colonne lombaire
  • Tomodensitométrie abdominale et pelvienne

Services d’imagerie spécialisés pour :

  • Calculs rénaux
  • Coloscopie par TDM
  • Fluoroscopie par TDM pour les interventions spécialisées (biopsies des poumons, de l’abdomen et du bassin, drainage des abcès et autres interventions spéciales)

Services d’imagerie orthopédique :

Toutes les extrémités à des fins de planification chirurgicale et de dépistage des malformations.

IRM

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technologie d’imagerie diagnostique sans douleur et non invasive qui utilise un puissant champ magnétique pour produire des images. Un examen d’IRM peut fournir de l’information à propos du cerveau, de la colonne vertébrale, des articulations, des organes et des vaisseaux sanguins. 

L’IRM peut aussi permettre de faire la distinction entre différents tissus dans l’organisme lorsqu’on n’est pas en mesure de la faire avec les autres techniques d’imagerie. Certains examens d’IRM peuvent nécessiter l’injection d’un produit de contraste pour visualiser les structures plus clairement. Le produit de contraste, appelé gadolinium, est très sécuritaire et les risques liés à son utilisation vous seront expliqués par le technologue. Si on doit vous administrer un produit de contraste pour l’examen, vous devrez subir une analyse sanguine avant l’examen pour vérifier le fonctionnement de vos reins. La plupart des examens d’IRM durent entre 20 et 45 minutes, mais il faut compter parfois jusqu’à une heure. S’il y a plus d’une partie du corps à examiner, l’intervention peut se prolonger pendant plus d’une heure. Veuillez vous informer de la durée de l’examen lorsque vous prendrez rendez-vous. La préparation consiste à ne rien manger ou boire au cours des 4 heures précédant l’examen. Vous pouvez prendre vos médicaments avec une petite quantité d’eau.

Le technologue en IRM vous expliquera le déroulement de l’intervention et validera auprès de vous l’information qui se trouve sur le formulaire d’examen. Lorsque les explications vous auront été fournies, on vous demandera d’enfiler une chemise d’hôpital. (Si vous ne voulez pas mettre une chemise d’hôpital, veuillez porter des vêtements confortables ne comportant aucun métal.) Des casiers sont disponibles pour mettre sous clé vos biens et vos objets de valeur. Au moment de procéder à l’examen, le technologue vous escortera dans la salle d’IRM, où vous vous étendrez sur la table. On vous remettra des écouteurs ou des bouchons d’oreilles pour protéger vos oreilles du bruit produit par la machine. Vous recevrez également une sonnerie en cas d’urgence, de façon à ce que si vous avez besoin de sortir de l’appareil, vous n’avez qu’à activer la sonnerie pour que les technologues viennent vous aider.

Il est très important de demeurer immobile pendant l’examen pour que les images obtenues soient claires. Si vous bougez, les images seront floues. Veuillez noter que la limite de poids que la table peut supporter est de 181 kilos (400 livres) et que sa largeur maximale est de 60 cm (2 pieds). Pour obtenir des images de qualité optimale, les parties du corps examinées doivent se trouver au centre de l’appareil d’IRM. Pour toute question se rapportant aux besoins particuliers d’un patient, veuillez communiquer avec le service des rendez-vous pour les examens d’IRM.

Voici les services d’IRM que nous offrons :

  • IRM mammaire (qui inclura la biopsie mammaire dans un proche avenir)
  • IRM abdominale ou pelvienne
  • IRM cérébrale et cervicale
  • IRM musculosquelettique
  • IRM neurologique et neurovasculaire

Médecine nucléaire

La scintigraphie employée en médecine nucléaire utilise de petites quantités de colorant radioactif (traceur) pour faire ressortir des zones préoccupantes, comme des cellules cancéreuses ou une infection. Il est possible d’obtenir des images de ces zones.

Il existe de nombreux types de scintigraphie en médecine nucléaire, dont les suivants :

  • Scintigraphie osseuse
  • Scintigraphie cardiaque
  • Scintigraphie au gallium
  • Scintigraphie de la vésicule biliaire

Un colorant spécial appelé isotope radioactif, ou traceur, est injecté par voie intraveineuse. Il contient une faible quantité de rayonnement, à peu près équivalente à celle d’un rayon X. Le colorant se propage dans l’organisme et s’accumule dans la zone corporelle examinée. Lorsque le colorant s’accumule dans une tumeur ou un organe, il émet de l’énergie sous forme de rayons gamma. Une caméra ou un scanner spécial enregistre les images fournies par les rayons gamma. Les images obtenues par scintillographie peuvent fournir de l’information sur la fonction et la structure des tissus et organes du corps.

La petite quantité de substance radioactive se désintègre avec le temps. Elle peut également être éliminée de l’organisme d’un enfant par l’urine ou les selles au cours des heures ou jours suivant l’examen. La consommation d’une grande quantité d’eau peut contribuer à évacuer la substance radioactive hors de l’organisme. Suivez les instructions qui vous ont été transmises par le personnel du service de médecine nucléaire.

La scintigraphie n’est pas douloureuse. Des réactions allergiques aux traceurs peuvent survenir, mais elles sont extrêmement rares et habituellement bénignes.

Scintigraphie osseuse

Une scintigraphie osseuse est un examen d’imagerie nucléaire servant à détecter certaines anomalies des os. Elle sert principalement à contribuer au diagnostic de certaines affections liées aux os, dont le cancer des os ou les cancers qui se sont propagés aux os (métastases), à localiser les sources d’inflammation osseuse (p. ex., douleur osseuse comme une douleur au bas du dos causée par une fracture), à diagnostiquer des fractures qui peuvent être indétectables à l’aide d’une radiographie classique et à détecter des dommages aux os attribuables à certaines infections et à d’autres problèmes.

Scintigraphie cardiaque

Une scintigraphie myocardique de perfusion (aussi appelée SMP) est un examen de médecine nucléaire qui illustre le fonctionnement du muscle cardiaque (myocarde).[1]

Elle permet d’évaluer bon nombre de maladies cardiaques, de la coronaropathie à la cardiomyopathie hypertrophique en passant par les anomalies de la mobilité de la paroi du myocarde. Le fonctionnement du myocarde est également évalué en mesurant la fraction d’éjection du ventricule gauche du cœur. Cette scintigraphie est effectuée parallèlement à une épreuve d’effort cardiaque.

On a rarement recours aux techniques planaires, comme la scintigraphie conventionnelle, alors que la technologie TEM/TDM est plus souvent utilisée. Grâce aux systèmes TEM/TDM à têtes multiples, l’examen peut souvent être effectué en moins de 10 minutes. Cette technologie permet de détecter des anomalies intérieures et postérieures et les petites zones d’infarcissement, ainsi que les vaisseaux sanguins obstrués, et de faire la distinction entre les régions infarcies et les régions viables dans la masse du myocarde.

Un examen MUGA (ventriculographie isotopique) est une intervention en médecine nucléaire éprouvée conçue pour évaluer le fonctionnement des ventricules gauche et droit du cœur, ce qui permet une intervention diagnostique appropriée pour mesurer l’insuffisance cardiaque. Cette technologie offre une image ciné-IRM du cœur qui bat, laquelle permet à la personne qui l’interprète de déterminer l’efficacité de chaque valve et cavité du cœur ainsi que la fraction d’éjection du ventricule gauche du cœur. L’examen MUGA/ciné-IRM représente un important complément aux échocardiogrammes qui sont de plus en plus utilisés.

Scintigraphie rénale

Une scintigraphie rénale (des reins) est une intervention diagnostique de médecine nucléaire visant à examiner l’anatomie et le fonctionnement des reins. On l’appelle également imagerie rénale ou néphrographie.

Au cours de l’intervention, une substance radioactive, appelée radioisotope ou radionucléide « traceur », est injectée par voie intraveineuse. Le radioisotope émet des rayons gamma, qu’une caméra ou un scanner gamma peut détecter de l’extérieur de l’organisme.

La caméra gamma balaie la zone des reins. Elle suit le radioisotope et évalue de quelle façon il est traité par les reins. La caméra est branchée à un ordinateur pour permettre la création d’images, lesquelles présentent la structure et le fonctionnement des reins en fonction de leur interaction avec le traceur.

Les images provenant d’une scintigraphie rénale peuvent permettre d’observer des anomalies structurelles et fonctionnelles, aidant ainsi les médecins à diagnostiquer des problèmes rénaux de façon précoce, sans devoir recourir à des techniques ou interventions chirurgicales invasives.

Scintigraphie pulmonaire

Une scintigraphie de perfusion-ventilation, aussi appelée scintigraphie V/Q, est une forme d’imagerie médicale qui utilise des isotopes médicaux pour évaluer la circulation de l’air et du sang dans les poumons, afin d’établir le rapport ventilation-perfusion. Le volet ventilation de l’examen évalue dans quelle mesure l’air peut atteindre chaque partie des poumons, alors que le volet perfusion mesure l’efficacité de la circulation sanguine dans les poumons.

Cet examen sert principalement à vérifier la présence d’un caillot de sang ou d’un débit sanguin anormal dans les poumons (comme une embolie pulmonaire), même si la tomodensitométrie avec contraste radiologique est plus fréquemment utilisée à cette fin. La scintigraphie V/Q peut être employée dans certaines situations où un contraste radiologique serait inapproprié, comme dans le cas d’une insuffisance rénale.

Scintigraphie thyroïdienne

Une scintigraphie thyroïdienne est réalisée à l’aide d’une substance radioactive (traceur) et d’une caméra spéciale qui mesure la quantité de cette substance absorbée à partir du sang par la glande thyroïde. Le traceur peut être administré par voie orale ou intraveineuse. Il se propage dans l’organisme en émettant des radiations. La caméra « voit » les radiations et peut mesurer la quantité de traceur absorbée par la glande thyroïde.

Ce type d’examen peut permettre de connaître la taille, la forme et l’emplacement de la glande thyroïde. Il détecte également les zones de la glande thyroïde qui sont trop actives et celles qui ne le sont pas assez. La caméra prend des images de la glande thyroïde à partir de trois angles différents. La substance radioactive utilisée pour ces examens est l’iode ou le technétium.

Un examen d’absorption d’iode radioactif peut également être effectué pour détecter des problèmes de fonctionnement de la glande thyroïde, comme l’hyperthyroïdie. Un autre type d’imagerie thyroïdienne, une scintigraphie thyroïdienne de tout le corps, pourrait être effectué sur les personnes ayant eu un cancer de la thyroïde qui a été traité. Ce type d’examen permet de vérifier si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps.

Scintigraphie de la vésicule biliaire

Une scintigraphie de la vésicule biliaire, également appelée scintigraphie hépatobiliaire à l’acide iminodiacétique (HIDA), scintigraphie au paraisopropyle de l’acide iminodiacétique (PIPIDA), ou scintigraphie au diisopropyle de l’acide iminodiacétique (DISIDA),est un examen d’imagerie nucléaire visant à évaluer la santé et le fonctionnement de la vésicule biliaire. Un traceur radioactif, habituellement un complexe chélaté d’acide iminodiacétique marqué au technétium 99mTc, est injecté dans une veine accessible, puis il circule dans le foie, où il est excrété dans le système biliaire et emmagasiné dans la vésicule biliaire et le système biliaire.

En l’absence de maladie, la vésicule biliaire est visualisée dans l’heure suivant l’injection du traceur radioactif. Si elle n’est pas visualisée dans les 4 heures suivant l’injection, cela indique la présence d’une cholécystite ou d’une obstruction du canal cystique. Cet examen est habituellement effectué après une échographie pour trouver la cause d’une douleur dans le quadrant abdominal supérieur droit. Si l’échographie non invasive ne permet pas de détecter des calculs biliaires (ou toute autre obstruction de la vésicule biliaire ou de l’arbre biliaire) qui pourraient expliquer la présence de douleur dans le quadrant abdominal supérieur droit, la scintigraphie de la vésicule biliaire, aussi appelée choléscintigraphie, peut être utilisée en tant qu’examen plus sensible et ciblé. En règle générale, la choléscintigraphie n’est pas effectuée d’emblée en raison de son coût élevé et de son caractère invasif.

La choléscintigraphie pour les cas de cholécystite aiguë présente une sensibilité de 97 % et une spécificité de 94 %. Plusieurs chercheurs ont constaté que la sensibilité de cette méthode d’imagerie était constamment supérieure à 90 %, alors que la spécificité variait de 73 % à 99 %; toutefois, il a été prouvé que la choléscintigraphie est supérieure à l’échographie. Cet examen permet également de faire la distinction entre l’hépatite néonatale et l’atrésie des voies biliaires, car une intervention chirurgicale précoce comme une intervention de Kasaï, ou hépatoportoentérostomie, peut sauver la vie d’un bébé parce que les probabilités de réussite d’une telle opération après l’âge de 3 mois diminuent de façon considérable.

Étudiant(e)s en radiologie/enseignants cliniciens :

Nous offrons à des étudiant(e)s en radiologie des stages cliniques d’un an, de janvier à décembre. Nous accueillons chaque année 2 ou 3 étudiant(e)s du Collège Cambrian et 2 étudiant(e)s du Collège Boréal.

Nous avons deux enseignantes cliniciennes sur place, Vanessa Backer et Line Cloutier. Mme Backer est la responsable de l’équipe de formation du service de radiologie. Les enseignantes cliniciennes collaborent avec les coordonnateurs du programme et suivent le curriculum de leur programme.

Les étudiant(e)s sont évalué(e)s sur le plan clinique et didactique par les enseignantes. Des outils d’évaluation sont mis en œuvre par les collèges concernés. Les enseignantes évaluent le rendement des étudiant(e)s et leur font part de leurs commentaires sur une base hebdomadaire. Les enseignantes réservent des périodes de temps pour réviser la matière dans une salle de classe.

Échographie

L’HTD dispose actuellement de six (sept) appareils d’échographie sur place. Notre service est fier de pouvoir compter sur nos appareils Toshiba à la fine pointe de la technologie. Nous avons six appareils Toshiba au total, soit 2 Aplio XG et 4 Aplio 500.

Nous effectuons plusieurs types d’échographies, y compris mais sans s’y limiter des échographies abdominales, obstétricales, gynécologiques, pédiatriques et testiculaires, des échographies prostatiques par voie transrectale, des échographies mammaires et thyroïdiennes, l’échographie Doppler veineuse, des échographies des glandes salivaires ainsi que des interventions spéciales (biopsies guidées par échographie).

Contrairement à la radiographie aux rayons X, lors de laquelle un rayonnement ionisant sert à créer des images, l’échographie est un examen sans danger au cours duquel un échographiste se sert d’ondes sonores pour produire des images de divers organes à des fins diagnostiques. Le service d’échographie offre également un service de biopsie. Ces images sont examinées par des radiologistes qui remettent à chaque patient ou médecin traitant un rapport vérifié des résultats de l’examen. 

Nous sommes très privilégiés de disposer d’un laboratoire vasculaire accrédité. Nous sommes actuellement en voie d’obtenir une accréditation pour notre laboratoire d’échocardiographie.

Notre personnel est accrédité dans les domaines suivants : 

  • Abdomen et petites parties du corps
  • Obstétrique et gynécologie
  • Neuroéchographie
  • Échographie vasculaire
  • Échographie pour les adultes
  • Échographie mammaire

Nous tentons d’obtenir une accréditation dans le domaine spécialisé des échographies musculosquelettiques.

Nous avons du personnel sur place au service d’échographie en semaine de 7 h à 20 h 30, et nous offrons un service d’urgence sur appel hors des heures d’ouverture.

À titre d’établissement de formation, nous accueillons actuellement deux étudiants en technique d’échographie qui font leur stage clinique parmi nous, dont l’un provient du Collège Cambrian et l’autre du Collège Boréal à Sudbury. Ces occasions de stage aident nos communautés nordiques à trouver des échographistes compétents et à conserver leur personnel. 

L’éducation continue est un aspect très important de notre mandat et nous sommes tous en règle auprès de l’Association canadienne des professionnels autorisés en échographie diagnostique (ACPAED) et de l’American Registry of Diagnostic Medical Sonographers (ARDMS).